14 juillet 2006

Echo Park, LA (alias "Quinceaneras")


Beau, sonnant juste, touchant...

that's all, folks. Allez le voir si vous en avez l'occasion..

"Chorus film" (expression à la mode, pour ne pas dire "conne et sacrée") nous narrant un instant des destinées croisées d'une vierge enceinte, d'un rebelle [faux-dur s'il en est !] gay, d'un saint illettré...

Alignées ainsi, ces périphrases n'ont que peu de chances de donner une idée de la grâce qui se dégage de ce film.

[ D'autant qu'il faudrait absolument dire un mot aussi du couple de personnages (les voisins partouzeurs) vraisemblablement mise en abyme assez géniale du couple de réalisateurs (apparemment, ils ont casté leurs sosies, en plus !!) ]

Et pourtant...

Allez-y, disais-je...

Bises,
LucB*
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=109797.html

27 mai 2006

Marie-Antoinette Coppola, pour tous ceux dont je n'ai pas le temps de parler...

Oh la la, j'arrive pas du tout à parler ici de tous les films que je vais voir et qui me... stimulent, évidemment...

Bon tant pis.

Alors aujourd'hui c'est "Marie-Antoinette Coppola" qui réussit à me faire passer à l'acte de bloggage sinon d'écriture...

"Sous les froufrous de la cour,
Sofia Coppola enregistre les battements
d’un cœur juvénile.
"Enivrant."

( http://cinema.telerama.fr/edito.asp?art_airs=M0605221451440 )

—> C'est exactement ça !
Bravo Sofia,
bravo Télérama.... :-)

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[ Bon, après, c'est sûr, on peut toujours regretter...
le non-traitement de la question sociale (sic ! :-),

sur le thème :

—> "même les hyper-nantis de droit divin ont une âme — enfin, au moins une psyché — et les soucis qui vont avec ; c'est certes un beau sujet, excellemment traité ici...

"... mais bon, l'important, ce qui aurait mérité qu'on investisse les millions de dollars de cette super-production, c'est quand même les souffrances du peuple français, ce formidable moment qui va déterminer ce qu'on appelle encore aujourd'hui, je crois, "la révolution française", et qui accessoirement aboutira entre autres au tranchage de la tête de notre héroïne d'un soir..."

Ce à quoi je m'auto-répond(rai)s ;-)

—> Un film ne peut pas tout traiter, celui-ci, aussi "restreint" soit-il, est magnifique (*), et de surcroît, il n'insulte pas l'intelligence de ses spectateurs, qui restent tout à fait libres de poser les questions qu'il ne traite pas, la preuve ! Alors, que demande le peuple (bobo du bassin de la Villette **) ? :-)

Luc


(*) Juste, un "faux raccord" vers le milieu, à la fin de la scène de l'examen par le médecin gâteux ; forcément volontaire, mais que je ne m'explique pas bien ; et comme par ailleurs, il est assez laid (le faux-raccord...) Vous me direz ce que vous en pensez ?

(**) Je dis ça juste parce que, comme d'hab', je suis allé voir ce film dans l'un des deux cinémas MK2 du bassin de la Villette, un quartier de Paris 19e en voie de "boboïsation" accélérée...

22 avril 2006

W for Wachovski

Natalie Portman a les cheveux tondus

'V' a les cheveux longs

Tous les deux s'accordent leur premier et dernier slow sur un morceau d'"Antony and the Johnstons"...

(Jolie "coïncidence" pour relier les deux premiers films dont il est question sur ce blog...)

Les Wachovski Brothers surfent sur l'ambivalence ; ils en ont fait leur art...

I think the Wachovski brothers are great...

12 avril 2006

Cinoche et époussetage, du quai de Loire à Mimizan-Plage

[Avertissement : il est tout à fait envisageable que vous ne compreniez rien à ce message. Pas grave ; l'essentiel est que vous vous efforciez d'aller voir le film dont le titre se situe au 6e paragraphe ci-dessous :-) ]

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Cinoche et époussetage,
du quai de Loire à Mimizan-Plage

(et retour, et allez…)

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Paris, le 12 avril 2006, 0h30

- Il y a dix jours, je décidais de passer à l’acte, et de me mettre à laisser sur le RézoLéo quelques traces, aussi ramassées que possible, des émotions (et partois réflexions ;-) que suscitent en moi le visionnage en salle des films que je vois au rythme de 2 à 5 par semaine, depuis des mois, voire des années…

- Il y a dix ans (bientôt onze), sur les murs de la colonie de vacances des Landes -- où, comme femme de ménage cet été-là, je gagnais ma vie (et certaines de mes plus belles amitiés) --, je punaisais les double pages de “Libé” qui ne savait plus dans quelle taille faire ses titres sur le déchaînement de barbarie qui allait s’abattre sur Srebrenica (oui, c’était écrit, bordel).

- Il y a une paire d’heures, je m’asseyais dans une des deux grandes salles du MK2 Quai de Loire, et j’assistais à l’avant-première parisienne de

The Secret Life of Words / La Vida Secreta de Las Palabras
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=58358.html
(Nota bene : la bande-annonce originale, en espagnol, traîne par ici : http://youtube.com/watch?v=LaGzF9NLVrU%20)

(en présence de la réalisatrice, la captivante catalane francophone Isabel Coixet)

Parce que la poussière et la barbarie sont deux des plaies contre lesquelles nous aurons à lutter jusqu’à la fin des temps (je le crains très fort),

… il me semble que c’est plutôt une bonne manière d’inaugurer la rubrique "Sinoche" du RézoLéo que de vous suggérer d'aller voir ça. Oui, allez-y, va…

Et puis après, peut-être, nous (re)parlerons de… cet organisme auquel est dédié le film. Mais en même temps, je suis tellement tristement convaincu qu'il n'y a pas grand-chose à faire contre cette pulsion, sans doute présente en chacun de nous… Bon, non, rien, je n'en dis pas plus, il faut que vous découvriez ce film sans trop en savoir (déjà, je vous fais beaucoup trop comprendre qu'il n'est pas ce clone de "Breaking The Waves" auquel sa bande-annonce semble s'efforcer de le faire ressembler…).

A bientôt… Et n'oubliez pas… Des cours d'école de la bourgeoisie aux trottoirs de nos quartiers dits sensibles, de Srebrenica à Kigali, Auschwitz, et dans tellement d'autres endroits encore — certains qu'on n'ose pas soupçonner, d'ailleurs —, ces lieux de l'abaissement de l'humain dialoguant en silence les uns avec les autres comme dans un jeu de miroirs infini et affolant… : la même pulsion archaïque d'écrasement d'autrui, la plupart du temps fantasmé, parfois réalisé, et alors dans quelles conditions d'horreur absolue… En sortirons-nous jamais ? En parler est la moindre des choses que nous puissions faire. Ce n'est pas suffisant, est-ce seulement utile ? Oui, je le crois.


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Rézo[Léo]FerréDeFrance alias R(L)FF ˙
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